Les Rêves de Mys

 

Partager le plaisir de découvrir, de créer, de rêver, de ces "petits riens" qui font nos vies et échanger idées, belles images et savoir-faire.

<novembre 2018>
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Quelques citations...
 Nous ne devrions jamais avoir honte de nos larmes, car c'est une pluie qui disperse la poussière qui recouvre nos coeurs endurcis.
Charles Dickens- Les grandes espérances

 
 Je ne sais pas ce qui est beau, mais je sais ce que j'aime et je trouve ça amplement suffisant.
-Boris Vian-
 
 Le bonheur est une petite chose que l'on grignote assis par terre au soleil.
-Jean Giraudoux-

 
 Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux.
-Johann Friedrich von Schiller-
 
 Il y a des moments où il faut encore courir des risques, faire des pas fous.
-Paulo Coelho- Sur le bord de la rivière Piedra

 
 L'automne, c'est cousu de moments de grâce qui ne durent pas.
-Janine Boissard- La maison des enfants
C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme.
-Tahar Ben Jellon- La nuit sacrée

 Le temps est ce que nous sommes. Il est sur notre visage, dans nos silences, dans notre attente. Méritons le temps de la patience et des jours où rien n'arrive.
-Tahar Ben Jellon- La nuit sacrée
La patience est l'art d'espérer.
- Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues-
Cueillons les douceurs, nous n'avons à nous que le temps de notre vie.
- Proverbe perse -
Quand on aime la vie, on aime le passé,parce que c'est le présent tel qu'il a survécu dans la mémoire humaine.
-Marguerite Yourcenar- Les yeux ouverts

Soyez reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur. Elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.
- Marcel Proust -
Le souvenir c'est la présence invisible.
- Victor Hugo - Océan prose

Le souvenir est le parfum de l'âme.
- George Sand -
Il y a des moments doublement mélancoliques et mystérieux, où notre esprit semble éclairé à la fois par le soleil qui se couche et par la lune qui se lève.
- Victor Hugo -

...Ne cultive pas les regrets, on ne récolte jamais que les sentiments que l'on sème...
- Charles Aznavour - Il te suffisait que je t'aime
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'il connait et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
- Tahar Ben Jelloun - L'auberge des pauvres

La vie est semée de ces miracles que peuvent toujours espérer les personnes qui aiment.
- Marcel Proust - A l'aube des jeunes filles en fleurs
Chaque douleur est une mémoire.
- Eric Fottorino - Un territoire fragile

... Nos raisons renoncent mais pas nos mémoires ...
- J.J Goldman -
Je voudrais vous revoir
La mémoire, c'est curieux, s'attarde délicieusement là où les yeux ont pleuré.
- Hugo Pratt - Hugo Pratt en verve

Si quelque chose de précieux et d'irremplaçable disparait, nous avons l'impression de nous réveiller d'un rêve.
- Hermann Hesse -
Un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.
- Paulo Coehlo -
Manuel du guerrier de la lumière
... Il doit rester quelques rêves d'enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d'adulte...
- Mathias Malzieu - La mécanique du coeur
Aujourd'hui n'est que la mémoire d'hier, et demain le rêve d'aujourd'hui.
- Khalil Gibran - Le prophète

Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
- Oscar Wilde -
... L'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber.
- Maxence Fermine - Neige
La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste.
- Victor Hugo -
Je suis plein du silence assourdissant d'aimer.
- Louis Aragon - Le fou d'Elsa

Le vrai rêveur est celui qui rêve de l'impossible.
- Elsa Triolet - Mille regrets
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
- Philippe Delerm - La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

Bonheur : un mot fragile, évanescent, léger surtout.
- Philippe Delerm -
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
- Henry David Thoreau -

Nous ne choisissons pas les choses qui nous touchent.
- Graham Greene -
Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
- Victor Hugo - Les contemplations

Il faut apprendre à oublier sans ça, l'existence devient impossible.
- Alice Parizeau - Survivre
Il y a des moments où les rêves les plus fous semblent réalisables à condition d'oser les tenter.
-Bernard Weber- La révolution des fourmis
On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants.
Les grandes passions se préparent en de grandes rêveries.
- Gaston Bachelard - La poétique de la rêverie
Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.
- Eléanor Roosevelt -
L'art n'est que sentiment.
- Auguste Rodin -

Tu dois vivre dans le présent, te lancer au devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant.
- Henry David Thoreau -
Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.
- Khalil Gibran -

Quelle flamme pourrait égaler le rayon de soleil d'un jour d'hiver.
- Henry David Thoreau -
Si vous ne renoncez à rien, vous vous abstenez de choisir. Et quand on s'abstient de choisir, on s'abstient de vivre la vie que l'on voudrait.
- Laurent Gounelle - L'homme qui voulait être heureux
Dans le domaine de la sagesse, tout progrès exige une bonne dose de culot.
- Hanif Kwreshi - Intimité
L'arbre de la tristesse ne le plante pas dans ton coeur. Relis chaque matin le livre de la joie.
- Omar Khayyam -

L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe.
- Gustave Flaubert - 
Le silence est une tranquillité mais jamais un vide ; il est clarté mais jamais absence de couleur ; il est rythme ; il est le fondement de toute pensée.
- Yehudi Menuhin
-
La vie est comme un arc en ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.
- A. Ramaiya -

La passion, cet absolu désir qu'on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l'absence de l'autre.
- Jean Royer - La main cachée

Ce que la voix peut cacher, le regard le livre.
- Georges Bernanos - Dialogue des carmélites
Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse.
- Coco Chanel -

Savoir qu'il n'a plus rien à espérer n'empêche pas de continuer à attendre.
- Marcel Proust - A l'ombre des jeunes filles en fleurs
La tristesse va et vient comme les saisons.
- Diana Evans -

La vie n'est pas triste. Elle a des heures tristes.
- Romain Rolland -
L'imagination peint, l'esprit compare, le goût choisit, le talent s'exécute.
- Duc de Lévis - Maximes, préceptes et réflexions

L'amour fait songer, vivre, croire.
- Victor Hugo - Les contemplations
Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose même celles que nous perdons.
- Paulo Coelho - La cinquième montagne

Le jardin est une méditation à ciel ouvert, un secret révélé à qui le mérite.
- Ghislaine Schoeller - Marie d'Ispahan
Y a t 'il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui fanent ?
- Arthur Schnitzler -

Entre les désirs et leurs réalisations s'écoule toute la vie humaine.
- Arthur Schopenhauer -
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
- Dominique Levy-Chédeville - Gaspard de la nuit et des étoiles

Nul ne rencontre deux fois l'idéal. Combien peu le rencontrent même une fois ?
- Oscar Wilde - Le portrait de Dorian Gray
Dans toutes les larmes s'attarde un espoir.
- Simone de Beauvoir - Les Mandarins

D'une joie même le souvenir a son amertume, et le rappel d'un plaisir n'est jamais sans douleur.
- Oscar Wilde - Le portrait de Dorian Gray
... Il faut savoir cacher sa peine sous le masque de tous les jours...
- Charles Aznavour - Il faut savoir
Les mains sont des symboles et parfois des révélations.
- Eve Belisle - Pension de famille
Il y a des mots qui pleurent et des larmes qui parlent.
- Abraham Cowley -

On a besoin des mains pour dire les choses que la parole ne traduit pas.
- Anne Hebert -Le torrent
Ce que la volupté a de délicieux, elle le reçoit de l'esprit et du coeur.
- Vauvenargues -

Une lettre c'est magnifique et précieux comme un morceau d'âme.
- Anne Dandurand - Petites âmes sous ultimatum
Sans vos gestes, j'ignorerais tout du secret lumineux de votre âme.
- José Ortega Y Gasset -

La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve. Et vous aurez vécu, si vous avez aimé.
- Alfred de Musset -A quoi rêvent les jeunes filles
Ce sont mes amis qui m'ont fait aimer la vie. Ils me rendent meilleur à mesure que je les trouve meilleurs eux-mêmes.
- Jacques Chardonne -
La sagesse fait durer, les passions font vivre.
- Chamfort -
Je puis regretter d'avoir menti, d'être la cause de ruines et de souffrances mais fussé-je sur le point de mourir, je ne pourrais me repentir d'avoir aimé.
- Graham Greene - Le fond du problème
Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu.
- Chamfort -
On peut sécher ses larmes, mais son coeur jamais.
- Marguerite de Valois -

La passion est un ouragan, quelque chose de sublime qui précipite le désastre. C'est une histoire qui se termine toujours mal.
- Tahar ben Jelloun - L'auberge des Pauvres
N'oubliez pas, on vit juste pour quelques rencontres.
- François Cheng -

L'absence est une ride du souvenir. C'est la douceur d'une caresse, un petit poème oublié sur la table.
- Tahar ben Jelloun - Moha le fou, Moha le sage
Le plus beau des lendemains ne nous rend pas la veille.
- Proverbe français -

La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie.
- Rivarol - Rivaroliana

Comme sont subtils et nombreux, et lourds à porter, nos fourvoiements, nos pensées secrètes, nos espérances inavouées, les gestes que nous attendons d'autrui, ceux que nous retenons,les mots que nous voulons entendre, ceux que nous entendons et ceux qui n'ont pas été dits.
- Alice Ferney - La conversation amoureuse
Les rêves sont les clés pour sortir de nous mêmes.
- Georges Rodenbach - Le règne du silence (Au fil de l'eau)
On donne facilement des conseils, ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit.
- A.Karr -
L'absence est le plus grand des maux.
- Jean de la Fontaine - Les Fables

Le bonheur c'est du chagrin qui se repose.
- Léo Ferret -

Aimer et être aimé sera la plus grande affaire de toute notre vie.
- Jean-Jacques Rousseau -
C'est toujours par hasard qu'on accomplit son destin.
- Marcel Achard -

L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe.
- Gustave Flaubert - 

 

 


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Japon-Japonisme 1867-2018
Exposition au Musée des Arts Décoratifs à Paris (1er) jusqu'au 3 mars 2019
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Japon-Japonismes, objets inspirés 1867-2018
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Esprit de mode (1915-1945)
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Foujita, l'étoffe d'un peintre
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Japon & Jouy -dialogues entre Sarasa & Indiennes-
Exposition au Musée de la toile de Jouy à Jouy-en-Josas (78) jusqu'au 13 janvier 2019
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Le peuple des femmes nuages -Himalaya 1907-
Exposition au Musée Saint Rémi à Reims (51) jusqu'au 31 décembre
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L'asie rêvée d'Yves Saint Laurent
Exposition au Musée Yves Saint Laurent à Paris (16e) jusqu'au 27 janvier 2019
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Willy Ronis par Willy Ronis
Exposition au Pavillon Carré de Baudoin à Paris (20e) jusqu'au 2 janvier 2019 (prolongation)
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Amour
Exposition au Louvre Lens à Lens (62) jusqu'au 21 janvier 2019
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Haute Couture 1850-2010 -collection de la Villa Rosemaine- et Luxe obscur Yves Hayat
Expositions à la Chapelle de l'observance à Draguignan (83) jusqu'au 8 décembre
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Exagérer pour inventer
Exposition de Joana Vasconcelos à l'Hôtel Départemental des Arts à Toulon (83) jusqu'au 18 novembre
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Alphonse Mucha
Exposition au Musée du Luxembourg à Paris (6e) jusqu'au 27 janvier 2019
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L'alchimie secrète d'une collection
Exposition de la collection printemps-été 1992 d'Azzedine AlaÏa à la Galerie Azzedine Alaïa à Paris (4e) jusqu'au 6 janvier 2019
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Haute dentelle
Exposition à la Cité de la dentelle et de la mode à Calais (62) jusqu'au 6 janvier 2019
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Silhouettes
Exposition au Musée de la mode à Albi (81) jusqu'au 30 décembre
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Yokoso -Bienvenue au Jpon -Entre traditions et modernité-
Exposition au Parc de Wesserling -Ecomusée textile à Hussereau-Wesserling (68) jusqu'au 30 décembre
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"Apparitions"
Exposition de photographies de Christine Mathieu à la Cité de la dentelle et de la mode à Calais (62) jusqu'au 24 février 2019
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Emmanuelle Rybojad : Exposition lumineuse
Exposition au Royal Monceau à Paris (8e)
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Peintures des lointains
Exposition au Musée du Quai Branly à Paris (7e) jusqu'au 6 janvier 2019
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Papiers peints du futur
Exposition au Musée du papier peint à Rixheim (68) jusqu'au 31 décembre
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L'histoire en costume - L'élégance au XVIIIe siècle
Exposition au Château de Champs-sur-Marne à Champs-sur-Marne (77) jusqu'au 2 novembre
DMC l'art du fil
-Histoire, actualités, Regards d'artistes- Exposition à l’Écomusée textile du Parc de Wesserling à Husseren-Wesserling (68) jusqu'au 30 décembre 2019
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Mys et les livres

Mys et la musique
par Mys le mardi 31 juillet 2018 14:49


Jour de brume
Les nymphes du ciel
Auraient-elles le vague à l'âme ?

Issa Kobayashi

 


Il y a toujours 1000 soleils à l'envers des nuages.

Proverbe hindou




Ce nouveau visiteur de mon jardin, un magnifique chat -écaille de tortue- n'a pas manqué de venir quémander quelques caresses.




Là-haut, tout là-haut avec 3 fois rien je refais la déco !




Dans l'air du temps...




Dans mon potager une courgette devenue cougourde suite à un oubli de cueillette !




Le vol du bourdon...




La tubéreuse, Précieuse estivale, première d'une floraison prometteuse !




Concerto sous un mûrier, musicienne infatigable...

Quelques instantanés -côté Nature- de ce mois de juillet si vite passé !


par Mys le dimanche 17 juin 2018 10:24
Quel que soit l'endroit où l'on se promène,  le printemps nous offre ses beautés éphémères.











" Ivre des couleurs du printemps, je gravis la colline,
La balustrade tombe dans le le Dong Ting.
L'onde a englouti trois chagrins dissipés,
Les montagnes s'enchainent entre les neuf Pics d'Azur.
Ample espace où dansent poissons et dragons,
Charme des fils divins et des fées...
Qui ce soir joue de la flûte ?
Le vent se déchaîne, la pluie répand l'obscurité."

Yàng Ji
- La tour de l'Adret du Mont-Sacré











Profitons de cette atmosphère si particulière, de ces parfums miellés, de ces couleurs intenses avant que l'été (s'il arrive un jour) nous entraine vers d'autres plaisirs...

par Mys le lundi 11 décembre 2017 10:16
" Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde."

Jean D'Ormesson
-Voyez comme je danse-



par Mys le mercredi 4 octobre 2017 08:59
"... Nous perdons sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre..."

Haruki Marakami
-Khafka sur le rivage-



par Mys le jeudi 23 mars 2017 12:06
" On se prend à aimer la réalité, parfois, après un long détour par les rêves."

Pierre Reverdy -Le livre de mon bord-

Un napperon chiné dans une brocante, quelques brins de laine, quelques perles et quelques rubans il n'en faut pas plus pour réaliser un attrape-rêve...







Lorsque je plonge le nez dans le fouillis de mes boites à "on ne sait jamais", je redécouvre toujours des trésors oubliés !

par Mys le mercredi 8 mars 2017 11:59
Ah ! que mars est un joli mois !
C'est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois,
Tout change avec les brises.

Le ruisseau n'est plus engourdi ;
La terre n'est plus dure :
Le vent qui souffle du midi
Prépare la verdure.

Le rossignol n'est pas venu,
Rempli de douces notes,
Mais déjà sur le hêtre nu
Résonnent les linottes.

Par dessus la haie en éveil,
Fier de ses fleurs écloses,
On voit le pêcher au soleil
Ouvrir ses bourgeons roses.

Gelée et vent, pluie et soleil,
Alors tout a ses charmes ;
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes.

Alfred de Musset



Pourtant "ce joli mois" a parfois ses humeurs !
Lundi après une alternance de vent, de pluie, de grêle et... de soleil, prémices de la bien nommée Tempête Zeus, la nuit fut ébouriffante de vents déchainés, déracinant des arbres, arrachant tuiles et toitures... Le réveil fut difficile.

Et aujourd'hui me direz-vous ?
Eh bien tempête de ciel bleu limpide avec un léger souffle de vent et une température à cette heure de 20°...
Comme si rien ne s'était déroulé !


par Mys le vendredi 17 février 2017 09:21
"Il y a des souvenirs qui ne demandent pas la mémoire, on les porte en soi comme un parfum qui vous colle à la peau tant les notes de cœur et de fond ont enivré l'âme d'une empreinte olfactive."

Éclats de vers
-Sur la feuille de mes pensées-



par Mys le mardi 8 novembre 2016 10:48
Il est tôt pourtant le soleil  a déjà enflammé l'horizon,



La température est proche de 0°,



la brume s'étend sur la plaine de Séranon,



Je m'en vais en promenade apprécier la flamboyance,

 



les détails



et les plaisirs de l'Automne dans cet arrière-pays grassois que j'aime tant...




L'automne c'est cousu de moments de grâce qui ne durent pas.
Janine Boissard -La maison des enfants-

par Mys le vendredi 12 août 2016 10:21







"... Allez dans vos champs et vos jardins, et vous apprendrez que c'est le plaisir de l'abeille de recueillir le miel de la fleur, mais c'est aussi le plaisir de la fleur de donner son miel à l'abeille. Car pour l'abeille une fleur est une source de vie, et pour la fleur l’abeille est une messagère d'amour, et pour les deux, abeille et fleur, donner et recevoir le plaisir sont un besoin et une extase..."


Khalil Gibran -Le Prophète-

par Mys le mercredi 29 juin 2016 09:22
Je méditais ; soudain le jardin se révèle,
Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle.



Je le regarde avec un plaisir éclaté ;
Rire, fraicheur, candeur, idylle de l'été !







Tout m'émeut, tout me plait, une extase me noie,



J'avance et je m'arrête ; il semble que la joie
Était sur cet arbuste, et saute dans mon cœur !



Je suis pleine d'élan, d'amour, de bonne odeur,



Et l'azur à mon corps mêle si bien sa trame,



Tout est si rapproché, si brodé sur mon âme,
Qu'il semble brusquement à mon regard surpris,
Que ce n'est pas le pré, mais mon œil qui fleurit,



Et que, si je voulais, sous ma paupière close
Je pourrais encor voir le soleil et la rose...



Anna de Noailles -Les éblouissements-

* Les photos ont été prises aux Jardins du Musée International de la Parfumerie à Mouans-Sartoux par un beau jour de mai...

par Mys le mercredi 23 mars 2016 11:40



* Andrée Chédid -L'espérance- (Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique)

par Mys le mercredi 2 mars 2016 10:25
Alors que là-haut la neige est enfin tombée,



Et maintenant
Allons contempler la neige
Jusqu'à tomber d’épuisement !

Matsuo Basho


ici, un avant-goût de printemps précoce fait renaitre le jardin.



A l'est de la ville le paysage devient beau ;
Le fleuve qui ondoie accueille les bateaux.
Au delà des saules il fait un froid léger ;
Le printemps ranime les branches d'abricotiers.
Il est peu de plaisir dans la vie passagère.
L'or ou le rire qu'est-ce-que tu préfères ?
J'invite à boire le soleil qui décline,
Qu'il s'attarde au milieu des fleurs qu'il illumine !

Song QI  (Le printemps)



Il n'y a pas eu d'hiver, pas de froid, pas de gelées et une douceur inhabituelle qui a maintenu la nature en éveil,  depuis décembre mimosas, orchis, anémones, roses et lilas  égayent collines et jardins, les amandiers ont depuis longtemps éparpillé leurs pétales au vent, bourdons et abeilles s'enivrent déjà.

Inquiétant...

par Mys le mardi 22 septembre 2015 14:26



Ciel roux. Ciel de septembre.
De la pourpre et de l’ambre
Fondus en ton brouillé.
Draperie ondulante
Où le soleil se plante
Comme un vieux clou rouillé.

Flots teintés d'améthyste,
Écumes en batiste
Aux légers falbalas.
Horizon de nuées
Vaguement remuées
En vaporeux lilas.

Falaises jaunissantes
Des mûres dans les sentes.
Du chaume dans les champs.
Aux flaques des ornières,
En lueurs prisonnières
Le cuivre des couchants.

Aucun cri dans l'espace.
Nulle barque ne passe.
Pas d'oiseaux aux buissons
Ni de gens sur l'éteule*.
Et la couleur est seule
A chanter ses chansons.

Apaisement. Silence.
La brise se balance
Que le bruit endormant
De la mer qui chantonne?
Ciel de miel. Ciel d'automne.
Silence. Apaisement

Jean Richepin
-La mer-

* éteule : chaume restant après la moisson.



par Mys le lundi 11 mai 2015 10:05
O mon jardin divin, j'écoute tes parfums
Flottants dans l'air doré qu'aucun geste ne fauche,
Voici l’abricotier, le muguet, l’œillet brun,
A droite les jasmins, et le lilas à gauche.

Sur la pelouse molle où le soir complaisant
Jette ses pâles bras, ton magnolia rose
Est juvénile et beau comme un roi de quinze ans
Qui sait déjà la force et l’orgueil de ses poses.



La sombre giroflée a sa rêveuse odeur
Qui délicatement comme un balcon avance ;
Voici l'acacia penché ; dont la langueur
A la lune d'argent chaque nuit se fiance.

Arômes que je sens, que j'entends, que je vois,
Je m'élance, m'arrête, et m'enivre et m'enflamme !
Je souris, je réponds à d'invisibles voix ;
O jeune, jeune Amour, c'est donc ici ton âme !



Bonheur de tous les sens, plaisirs de l’odorat,
Flèches des clairs parfums qui percent un sein tendre,
Qui dilatent la gorge et desserrent les bras,
Et font que tout le corps sur l'amour veut s’étendre...

-Ah ! puisqu'un tel vertige au milieu du jardin
Me rend ce soir pareille à l'hésitante abeille
Qui ne sait quel rosier, quel iris ou quel thym
Plus chaudement l'attend, l'attire et la conseille,



Puisque je puis avoir tant d'âme et tant de feu,
Tant de magicienne et tendre poésie
Qu'on sente s'émouvoir et se parler entre eux
Les pétales des fleurs que mes doigts ont choisies,

Ne viendrez-vous jamais, ô cher bonheur humain
Qui serez aussi beau que mon jardin suave ?
Et ne pourrai-je pas vous prendre dans la main
Pour mieux vous voir, ma Joie ! et pour que je vous boive...




Anna de Noailles -Les éblouissements-


par Mys le mardi 10 mars 2015 10:00
La pervenche et la primevère

Doña Dolorès Primevère
Lady Roxelane Pervenche
Un beau dimanche,
Montent en haut du belvédère
Rêveuse pervenche,
Douce primevère
Radieuse atmosphère.

Robert Desnos


Voici le poème que j'ai choisi pour participer au Printemps des poètes de Châteauneuf.



par Mys le mardi 10 février 2015 14:24
Hop hop, un peu de courage que diantre !
Voilà ce que je me suis dit afin de me motiver pour sortir de ma léthargie...
Tempête de ciel bleu, douceur quasi printanière et me voilà partie pour une p'tite virée dans les mimosas...










L'or pur des mimosas

Printemps, ramène nous leur folle floraison
Leur cascade agitée au vent de déraison,
Leur duvet de poussin à l'ombre des dentelles
De feuilles, caressées par la brise nouvelle...


Michèle Corti
Marcek

par Mys le dimanche 24 août 2014 13:26
Un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances.
Ce fil peut s'étirer ou s’emmêler, mais il ne se brisera jamais.


Légende chinoise



par Mys le mardi 10 juin 2014 14:55
Au cœur de la pivoine blanche
ce n'est pas une couleur
mais le souvenir d'une couleur
ce n'est pas une odeur
mais le souvenir d'une odeur*.




La pivoine
Et cette rougeur en nous qui précède la pensée*.




Je suis venu du bout du monde
pour savoir ce qui se cache de rose au fond des pivoines blanches de Hasédéra*.




Au centre de la pivoine une abeille noire qui rentre et ressort avec volupté le dard suprême de son corselet*.



Une pivoine aussi blanche que le sang est rouge*.



*Paul Claudel -Cent phrases pour éventails-

par Mys le mardi 13 mai 2014 11:07


Rose, éparpille tes pétales


Sans bruit,
ils tombent,
petite tache de couleur
bien rangée sur le sol,
bien jonchée sur le sol,
sous la tige nonchalante
qui les laissa s'échapper.

Elle n'en pouvait plus
de garder leur beauté.

Doux, colorés, soyeux,
ils flétriront calmement,
sans perturber l'air du temps.

La rose a perdu
ses tutus froufroutants,
gloire de son moment
quand elle dansait le lac des cygnes.

La lumière s'est enfuie
de sa robe d'apparat
la lumière s'est enfuie
de sa gorge voluptueuse.

La vie
Ainsi faite
Que chacun nait
Brille
S'élève
Fane
Et meurt.


Carole Radureau



par Mys le mercredi 9 avril 2014 14:57
Printemps qui vient fleurir le temps
arrive un jour sans qu’on le voit venir

Printemps qui vient comme le vent
souffler sur l’hiver et le faire partir

Printemps qui vient renaître à nouveau
nous caresser la peau et nous faire sourire

Printemps qui vient avec la Douceur
accueillir le Soleil qu’on avait oublié

Printemps qui vient nous réchauffer
arroser les jardins, faire jaillir les fleurs

Printemps qui vient nous dire Je t’aime
Afin qu’on puisse tout recommencer

Élodie Santos



par Mys le mardi 18 mars 2014 12:32
Profitant de la douceur du temps mes roses "Lafolette" ont pris un peu d'avance sur le calendrier. Elles ne sont pas seules à avoir posées des touches de couleurs dans le jardin, les anémones, les iris, les muscaris ont également pointé leurs pétales.



Pour les oiseaux aussi c'est la fête, ça piaille, ça jacasse, ça roucoule, ça virevolte à tire d'aile, un vrai concert de printemps !


Éloge de la rose

Quelle tranquillité dans un jardin, le temps
Est là qui se repose ;
Et des oiseaux sont là, insouciants, contents,
Amoureux de la rose,

De la rose charmante, à l'ombre du rosier
Si mollement ouverte,
Et qui semble la bouche au souffle extasié
De cette saison verte.

Il fait à peine jour, toute la maison dort
Sous son aile ardoisée,
Quand les fleurs du parterre ouvrant leur coupe d'or
Déjeunent de rosée

De blanches, jaunes fleurs ! c'est un peuple divin
Parqué dans l'herbe calme,
Le mol acacia fait sur le gravier fin
Un bercement de palme.


Les fleurs du marronnier, cônes de parfum blanc
Vont lentement descendre
Pour entourer les pieds du Printemps indolent,
D'aromatique cendre.

O douceur des jardins ! beaux jardins dont le cœur
Avec l'infini cause,
Régnez sur l'univers par la force et l'odeur
De la limpide rose,

De la rose, dieu vif, petit Éros joufflu
Armé de courtes flèches,
A qui les papillons font un manteau velu
Quand les nuits sont plus fraîches.

Rose de laque rose, ô vase balancé
Où bout un parfum tendre,
Où le piquant frelon doucement convulsé
Sent son âme s'épandre,

Rose, fête divine au reflet argentin
Sur la pelouse éclose,
Orchestre de la nuit, concert dans le jardin,
Feu de Bengale rose !

Rose dont la langueur s'élève, flotte ou pend,
Tunique insaisissable,
Que ne peuvent presser les lèvres du dieu Pan
A genoux sur le sable,

Rose qui, dans le clair et naïf paradis,
De Saint François d'Assise,
Seriez sous le soleil tout ouvert de midi,
Près de sa droite assise !

Rose des soirs d'avril, rose des nuits de mai,
Roses de toute sorte,
Rêveuses sans repos qui ne dormez jamais
  Tant votre odeur est forte,

Fleurs des parcs écossais, des blancs cloîtres latins,
Des luisant Açores,
Vous qui fûtes crée avant Eve, au matin
De la plus jeune aurore,

Rose pareille au ciel,au bonheur, au lac pur,
A toute douce chose,
Rose faite de miel, et faite d'un azur
Qui est rose, ma rose...


Anna de Noailles  -Les éblouissements-

Pardon pour ce long billet mais je voulais partager ce poème avec vous et je me devais de le partager en entier.

par Mys le samedi 30 novembre 2013 09:40
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Victor Hugo -Les feuilles d'automne-



par Mys le mardi 15 octobre 2013 12:36
Sur la plaine, à petits bruits,
Il a plu toute la nuit.
Et maintenant, goutte à goutte,
Le bois ruisselant s'égoutte.
Et voilà qu'en bataillons
S'éveillent les champignons.
Mousserons et chanterelles
Aux amusantes ombrelles
Courons le long des halliers*
Et remplissons nos paniers...


Géo Norge (Georges Mogin)



*hallier : buisson servant de refuge au gibier


Sous un ciel bleu azur mais par un froid mordant (mistral avait soufflé les jours précédents), dans une forêt pas encore mordorée j'ai crapahuté de vallons en collines mon panier sous le bras à la recherche de champignons ; point de sanguins (certains disent que c'est trop tôt...) mais un tapis de délicates chanterelles cachées entre herbes et écorces.
Découverte jubilatoire !



Après cela je me suis faite une raison, l'automne est bel et bien là.


par Mys le mercredi 28 août 2013 14:39
Mes précieuses parfumées ont embaumé mon été.



Tous les matins j'ai soigneusement cueilli les fleurs de mon jasmin afin qu'elles se renouvellent le lendemain, et tous les soirs (ou presque) à la tombée du jour je me suis enivrée du parfum capiteux et voluptueux de mes tubéreuses ; une bonne année,  4 ont fleuri sur une trentaine de bulbes plantés !! ;  à ce moment de la soirée l'air tout entier s'enveloppe de ses effluves suaves.



J'aime cette fragrance et la rareté de cette délicate me pousse à la choyer plus que de raison, consciente de posséder quelque chose de particulier,  je la regarde fleurir et c'est un vrai plaisir.


La tubéreuse

Un jardin fait plus mal encor que la musique.
Lorsque le beau matin reluit d'ardeur physique
La senteur des rosiers jette des fils si chauds
Qu'on entend grésiller un doux bruit de fuseaux.
Les glycines en feu de tant d'odeur sont ointes
Qu'on les contemple en souriant, et les mains jointes.
Le lis tient un miel vert dans ses doigts écartés,
Et quelquefois, pendant la chaleur des étés,
L'arôme de l’œillet contre le rêve éclate
Comme une âpre fusée ou comme une sonate
Dont l'andante est si fort que les mains sur son cœur
On ne sait si l'on meurt de peur ou de bonheur...
Mais vous, force des nuits, feu d'argent, tubéreuse,
Reine des soirs puissants, cœur profond, chair heureuse
Dont le velours est fait de parfums condensés,
Vous, par qui le poumon soudain s'enfle et se creuse,
Abîme où vont venir s’exalter vos baisers,
Fleur humide d'ardeur, ô brulante pleureuse,
Aspersoir dont les brins sont des parfums tressés,
Comme vous absolvez dans la nuit langoureuse
Les âmes sans répit et les cœurs caressés.

Anna de Noailles -Les éblouissements-

par Mys le mercredi 7 août 2013 13:33
Le soleil couchant. Sur la crête des monts, derrière lesquels il vient de disparaitre, on voit encore une lueur rouge, et les nuages s'étendent en fines trainées teintées de jaune clair. J'en ai le cœur charmé.

Sei Shonagon -Notes de chevet-



par Mys le lundi 22 juillet 2013 14:53
La soirée avait pourtant mal commencée, arrivés à Vence pour le concert de Patti Smith dans le cadre des Nuits du Sud sous la pluie et pas seulement quelques gouttes... Bravant vaillamment les caprices du ciel nous avons attendu sous nos parapluies jusqu'aux environs de 20h15 où le ciel s'est éclairci et la pluie a cessé ; il nous a fallu attendre encore et subir plus qu'apprécier (pour ma part) la 1ère partie.



Puis ELLE est enfin montée sur scène et dès ce moment ce fut un tourbillon d'énergie, 1H30 de chansons mythiques et de communion.



Un grand moment de chance, c'est la musique de mes folles années d'adolescence...




Ps : Pardon pour les photos j'ai pas pu faire mieux, à mon grand désespoir, la scène étant saturée de lumière...





par Mys le mardi 23 avril 2013 14:05

On dirait que la mer est boursouflée de rage
Et ses flots sont bombés sous le ciel nuageux :
La Méditerranée du vent et de l’orage !
Couleur d’ardoise pâle éclaboussée de bleu,

Elle n’a plus du tout cet aspect apaisant
Qu’on croit perpétuel. Puis elle devient grise -
Le gris sombre et profond de son frère océan -
Et se creuse soudain déchirée par la bise.

Un long éclair zébrant a fait craquer le ciel
Et la mer a hurlé sous son coup de boutoir.
Les lames agitées ressemblent à des ailes,
Les rémiges claquants d’immenses corbeaux noirs.

Maintenant tout se mêle, et les nues, et les vagues,
Maëlstrom affolé et enchevêtrement.
La foudre en continu frappe à grands coups de dague
La surface de l’eau : un combat de Titans !


Vette de Fondare


par Mys le jeudi 28 mars 2013 12:11


La croisée est ouverte ; il pleut

Comme minutieusement,

A petit bruit et peu à peu,

Sur le jardin frais et dormant.


Feuille à feuille la pluie éveille

L'arbre poudreux qu'elle verdit ;

Au mur, on dirait que la treille

S'étire d'un geste engourdi.


L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas

Entendre sur le sable et l'herbe

Comme d'imperceptibles pas.


Le jardin chuchote et tressaille,

Furtif et confidentiel ;

L'averse semble maille à maille

Tisser la terre avec le ciel.


Il pleut, et les yeux clos, j'écoute,

De toute sa pluie à la fois,

Le jardin mouillé qui s'égoutte

Dans l'ombre que j'ai faite en moi.


Henri de Régnier





J'ai beau essayer de positiver mais toute cette grisaille me mine le moral (il faut si peu de choses...), les moindres rayons de soleil m'attirent dehors pourtant ils sont si fugaces que j'en reste sur ma faim, je voudrais tellement partir balader, gambader, batifoler, papillonner sous des cieux plus cléments...

Au royaume de l'espoir, il n'y a pas d'hiver

Proverbe russe

par Mys le dimanche 24 février 2013 19:25
C'est l'hiver sans parfum ni chants...
Dans le pré, les brins de verdure
Percent de leurs jets fléchissants
La neige étincelante et dure.

Quelques buissons gardent encor
Des feuilles jaunes et cassantes
Que le vent âpre et rude mord
Comme font les chèvres grimpantes.

Et les arbres silencieux
Que toute cette neige isole
Ont cessé de se faire entre eux
Leurs confidences bénévoles...

- Bois feuillus qui, pendant l'été,
Au chaud des feuilles cotonneuses
Avez connu les voluptés
Et les cris des huppes chanteuses,

Vous qui, dans la douce saison,
Respiriez la senteur des gommes,
Vous frissonnez à l'horizon
Avec des gestes qu'ont les hommes.

Vous êtes las, vous êtes nus,
Plus rien dans l'air ne vous protège,
Et vos cœurs tendres ou chenus
Se désespèrent sur la neige.

- Et près de vous, frère orgueilleux,
Le sapin où le soleil brille
Balance les fruits écailleux
Qui luisent entre ses aiguilles...

Anna de Noailles
-Le cœur innombrable-



par Mys le vendredi 1 février 2013 19:35


Profitant de la douceur du temps (20°C si, si c'est vrai) j'ai fait une ballade dans mes collines parées de jaune d'or et d'argent où se mêle parfum de mimosa et d’eucalyptus exacerbé par le vent chaud.



Ô gouttes de soleil, parures d'élégances
En duvet délicieux comme une joue d'enfant
Vous épandez sur nous la divine fragrance
Quand le vent si léger nous parle du printemps.

Mimosa, ton doux nom chantonne à notre oreille
Comme brise de mer ou murmure d'abeilles.
Aux terres du midi, tu offres ton décor
De feuillages légers aux belles grappes d'or.

Tu lances tes bouquets aux vieux murs des villages
De la Côte d'Azur, à l'accent si joli.
Tu ornes les cheveux, parfumes le corsage
De la belle Mireille ou bien de Magali.

Lorsque le jour s'en va et que le ciel se pare
De teintes safranées au couchant qui s'endort,
Tu rayonnes toujours, tel une immense tiare
Couronnant le pays des splendeurs de son or.


Michèle Corti
  -Le mimosa-




par Mys le lundi 21 janvier 2013 15:47
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.

Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.

Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.

par Mys le samedi 6 octobre 2012 14:42

Rire ou pleurer, mais que le cœur
Soit plein de parfums comme un vase,
Et contienne jusqu'à l'extase
La force vive ou la langueur.

Avoir la douleur ou la joie,

Pourvu que le cœur soit profond
Comme un arbre où des ailes font
Trembler le feuillage qui ploie ;

S'en aller pensant ou rêvant,

Mais que le cœur donne sa sève
Et que l'âme chante et se lève
Comme une vague dans le vent.

Que le cœur s'éclaire ou se voile,

Qu'il soit sombre ou vif tour à tour,
Mais que son ombre et que son jour
Aient le soleil ou les étoiles...

Anna de Noailles -Le cœur innombrable-





par Mys le vendredi 4 mai 2012 10:40

Je rêve, et la pâle rosée
Dans les plaines perle sans bruit,
Sur le duvet des fleurs posée
Par la main fraîche de la nuit.

D'où viennent ces tremblantes gouttes ?
Il ne pleut pas, le temps est clair ;
C'est qu'avant de se former, toutes,
Elles étaient déjà dans l'air.

D'où viennent mes pleurs ? Toute flamme,
Ce soir, est douce au fond des cieux ;
C'est que je les avais dans l'âme
Avant de les sentir aux yeux.

On a dans l'âme une tendresse
Où tremblent toutes les douleurs,
Et c'est parfois une caresse
Qui trouble, et fait germer les pleurs

René-François Sully Prudhomme



par Mys le mardi 17 avril 2012 11:49


J'aime ces doux oiseaux, qui promènent dans l'air
Leur vie et leur amour, et plus prompts que l'éclair,
Qui s'envolent ensemble !
J'aime la fleur des champs, que l'on cueille au matin,
Et que le soir, au bal, on pose sur son sein
Qui d'enivrement tremble !

J'aime les tourbillons des danses, des plaisirs,
Les fêtes, la toilette, et les tendres désirs
Qui s'éveillent dans l'âme !
J'aime l'ange gardien qui dirige mes pas,
Qui me presse la main, et me donne tout bas
Pour les maux un dictame !

J'aime du triste saule, au soir muet du jour,
La tête chaude encor, pleine d'ombre et d'amour,
Qui se penche et qui pense !
J'aime la main de Dieu, laissant sur notre cœur
Tomber en souriant cette amoureuse fleur
Qu'on nomme l'espérance !

J'aime le doux orchestre, en larmes, gémissant
Qui verse sur mon âme un langoureux accent,
Une triste harmonie !
J'aime seule écouter le langage des cieux
Qui parlent à la terre, et l'emplissent de feux
De soleil et de vie.

J'aime aux bords de la mer, regardant le ciel bleu,
Qui renferme en son sein la puissance de Dieu,
M'asseoir toute pensive !
J'aime à suivre parfois en des rêves dorés
Mon âme qui va perdre en des flots azurés
Sa pensée inactive !

J'aime l'effort secret du cœur, qui doucement
S'agite, la pensée au doux tressaillement,
Que l'on sent en soi-même !
Mieux que l'arbre, l'oiseau, la fleur qui plaît aux yeux,
Le saule tout en pleurs, l'espérance des Cieux...
J'aime celui qui m'aime.


Jules Verne

 J'aime tout cela et tellement d'autres choses...
par Mys le jeudi 22 mars 2012 12:14
Retrouver la Passion
Revivre la Folie
Étincelles du Cœur
Enchantement de l'Âme
Refaire les Gestes
Redire les Mots
Jusqu'au Frisson
Ne rien Oublier
Ne rien regretter
Retrouver la Passion
Revivre la Folie

Une Fois
Juste une Fois...





par Mys le samedi 10 mars 2012 11:37

Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

Théophile Gautier

par Mys le mercredi 9 novembre 2011 14:05


... Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois je n'ai rien oublié.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi...

Jacques Prévert

par Mys le jeudi 19 mai 2011 16:09

La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé
Son bouton à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur
En la lutinant sur la branche
Un papillon trop plein d'ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses sœurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.

Mais, si votre main qui s'en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.

Il n'est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.

la peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d'un noble cœur
Qui sur la jeunesse s'étale,
De tous les roses est vainqueur !

Théophile Gautier



par Mys le vendredi 13 mai 2011 18:08

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,

Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur ;
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur ;
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles ;
Voilà du papillon le destin enchanté :
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté.

Alphonse de Lamartine -Méditations-



par Mys le lundi 28 mars 2011 09:51

Saisir l'instant tel une fleur
Qu'on insère entre deux feuillets
Et rien n'existe avant après
Dans la suite infinie des heures.
Saisir l'instant

Saisir l'instant. S'y réfugier.
Et s'en repaître. En rêver.
A cette épave m'accrocher.
Le mettre à l'éternel présent.
Saisir l'instant

Saisir l'instant construire un monde.
Se répéter que lui seul compte
Et que le reste c'est complément.
S'en nourrir inlassablement.
Saisir l'instant

Saisir l'instant tel un bouquet
Et de sa fraîcheur s'imprégner
Et de ses couleurs se gaver.
Ah! Comme riche j'étais!
Saisir l'instant

Saisir l'instant à peine né
Et le bercer comme un enfant.
A quel moment ai-je cessé ?

Pourquoi ne puis-je... ?

 
Esther Granek  -Je cours après mon ombre-
par Mys le vendredi 7 janvier 2011 17:54
Saison de froid, de neige, de givre et de glace ; saison de frimas mais de fêtes aussi...
Blanc est son costume, blanche est sa beauté.
La nature en sommeil, figée, immobile se prépare par ce repos à sa renaissance.
C'est la période idéale pour observer les oiseaux, quelques boules de graisse suspendues aux branches des arbres dépouillés et mésanges, rouge-gorges, moineaux se régalent, tout ce petit monde partage les graines comme pour un goûter...

Il a neigé

Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
A l'occident plus clair court un sillon vermeil,
Sa soudaine lueur féérique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent de corail rose.

François Coppée
- Promenades et intérieurs-

par Mys le jeudi 18 novembre 2010 08:38
Pourquoi cherches-tu l'impossible
en voulant à tout prix
connaître d'avance
ce que la vie nous réserve à toi et à moi ?

Quoi qu'il puisse nous arriver,
la sagesse n'est-elle pas
de nous soumettre chacun à notre sort ?

Que la vie te réserve encore bien des
hivers ou,
au contraire,
que tu sois en train d'en vivre le dernier
- celui-là même qui, en ce moment,
éreinte les vagues de la mer
à l'assaut des rochers -
crois moi,
ne change rien à tes occupations
et, dans un cas comme dans l'autre,
n'escompte jamais vivre plus loin
que le jour où nous sommes.

Déjà, tandis que nous parlons,
le temps impitoyable a fui.

C'est aujourd'hui qu'il faut vivre.
Car demain reste pour toi
ce qu'il y a de moins sûr.

Horace, Odes, I, XI



Le grenier de Bibiane
-traduction et adaptation moderne de Gilles Simard-

Ça a l'air facile dit comme ça, ne pas penser à demain, juste profiter pleinement du jour qui vient ; pour moi, même si je me le disais tous les matins en me levant rien ne changerait, c'est impossible, j'ai parfois l'impression que mes pensées "galopent" plus vite que ma volonté, c'est épuisant mais c'est ainsi...
par Mys le jeudi 23 septembre 2010 15:24
On ne le croirait pas grâce à la chaleur du temps mais aujourd'hui c'est l'automne, ce temps de l'équinoxe avec son équilibre entre le jour et la nuit, cette saison intermédiaire pleine d'attraits.

Feu d'artifice de couleurs fauves et chaudes, les arbres vont se parer tout doucement de flamboyance, la lumière se fait différente, le soleil devient rasant...
Les fruits de l'automne déjà là poursuivent leur maturation, les coings font ployer les branches ; gelée et pâte de coings au programme ; les grappes de raisin muscat vont devenir dorées, les noix et les noisettes sont là aussi...

L'automne, c'est aussi ce moment de l'année qui "distille" son atmosphère mélancolique ; journées plus courtes, premières brumes, lumière moins vive, premiers jours pluvieux et froids...

Et même si pour le moment c'est juste une date sur le calendrier, il va bien falloir s'y faire l'été va s'éloigner...

Matin d'octobre

C'est l'heure exquise et matinale

Que rougit un soleil soudain ;

A travers la brume matinale

Tombent les feuilles du jardin.


Leur chute est lente. On peut les suivre

Du regard, en reconnaissant

Le chêne à sa feuille de cuivre

L'érable à sa feuille de sang.


Les dernières, les plus rouillées,

Tombent des branches dépouillées ;

Mais ce n'est pas l'hiver encor.


Une blonde lumière arrose

La nature, et dans l'air tout rose,

On croirait qu'il neige de l'or.


- François Coppée - Le cahier rouge